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Dey

Dey - Street artiste Réunionnaise - Saint Denis 974
Dey - Street artiste Réunionnaise - Saint Denis 974
Dey - Street artiste Réunionnaise - Saint Denis 974
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Dey - Street artiste Réunionnaise - Saint Denis 974
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Dey, une meuf qui ose!

Enfance

Née le 18 mars 1984 à Sainte-Foy-les-lyons, petite commune lyonnaise, Audrey Coridon est une enfant métisse 100% des îles. En effet, elle tire ses origines réunionnaises de sa mère et martiniquaises de son père. A l’âge de 8 ans, elle découvre son île maternelle, lorsque ses parents décident de s’installer définitivement à La Réunion.

Elle commence à peindre, à l’âge de 17 ans, à l’occasion d’un concours de dessin lancé par son établissement scolaire qui proposait aux élèves
lauréats de réhabiliter l’enceinte du lycée. Elle est sélectionnée et se retrouve à monter un premier projet artistique au côté d’un petit groupe d’élèves essentiellement masculin passionnés de graffiti. Elle se laisse entraîner dans la mouvance et réalise ses dessins, pour la première fois, à la bombe. C’est la révélation !

 

Son passage en métropole

A 19 ans, le bac en poche, elle part faire ses études à Paris. Studieuse et concentrée sur ses projets d’avenir, Audrey met quelque temps de côté sa passion pour la peinture et se consacre entièrement à ses études à l’Université de la Sorbonne Nouvelle en faculté des lettres et langues alors en préparation d’une licence d’espagnole.

Elle entre progressivement dans le milieu de l’enseignement jusqu’à l’obtention d’un Master de recherche en langues étrangères et linguistiques. Elle devient spécialiste des langues hispanophones et part vivre un an en Espagne où elle expérimente, pour la première fois, la vie dans un pays étranger. Passionnée par la culture espagnole, Audrey se remet à dessiner tout ce qui lui passe sous les yeux. Son carnet de voyage prend les allures d’un cahier de dessin contant les aventures d’une réunionnaise en Espagne.

De retour à Paris, Audrey poursuit son parcours professionnel dans l’éducation en qualité de professeur d’espagnol mais le système ne lui convient plus. Elle se lasse de cette grosse machine qu’est l’Education Nationale. En pleine reconversion, Audrey décide de se réorienter vers un Master professionnel Ingénierie Touristique et Médiation Culturelle tout en travaillant dans les secteurs du privé afin de financer ses études.

Mais le contact avec les jeunes, la pédagogie et l’éducation lui manque. Le manque de temps et les besoins de survie qui la poussent à enchaîner les emplois alimentaires. Emploi qui sont dans des secteurs aussi aseptisés qu’impersonnels et ne font qu’augmenter son désir de s’exprimer.

 

Son retour à la peinture

C’est à cette période, qu’Audrey reprend la peinture qui devient un véritable exutoire. Elle rencontre, au cours de ses peintures urbaines, de nombreux artistes et des collectifs qui vont lui apporter des enseignements primordiaux et de précieux conseils sur le monde et la pratique du graffiti. Sa technique s’affine et son profil de graffeuse dilettante évolue vers davantage de professionnalisme.

En 2008, elle décide de tenter l’aventure en se consacrant totalement à la pratique du graffiti en intégrant le collectif Haut En Couleur (HEC). C’est à cette période qu’Audrey se fait connaître sous le nom d’artiste Dey, surnom que lui ont donné ses compères de peinture.

Elle devient un véritable pilier dans le collectif: graffeuse, conceptrice-rédactrice et chef de projet à l’occasion d’événements d’envergure tel que le festival « Imaginez Maintenant » organisé par le théâtre National de Chaillot.

 

Son engagement

Artiste de plus en plus engagée sur des thèmes liés à la solidarité féminine et entourée dans la vie par des femmes artistes qui appartiennent au courant hip hop (danseuses et street artistes), elle s’émancipe du collectif HEC et monte ses propres projets.

En 2011, elle crée l’association Meufs Ki Osent (MKO) qui devient un véritable vivier d’artistes féminines. Elle est alors soutenue par le Centre Hubertine Auclert, centre francilien de ressources pour l’égalité femmes- hommes en Ile de France. Dey multiplie les missions entre la gestion de l’association et les nombreuses propositions dans l’événementiel.

Elle renoue avec l’éducation en intégrant des programmes artistiques et culturelles. Programmes chapeautés par la Mission Générale d’Insertion du 93, l’académie de Créteil et l’association Ariana. On lui propose d’intégrer le très important dispositif « Mix’art » qui promeut, à l’échelle nationale et internationale, la culture à l’école.

D’autre part, elle monte avec son collectif le projet « We braque ze wall ». Un spectacle vivant qui met en exergue l’itinéraire et la rencontre de meufs qui osent. Spectacle interdisciplinaire qui montre l’interaction entre la peinture, le street art, la vidéo et la danse. Il sera présenté pour la première fois au Centre Culturel Jean Houdremont de La Courneuve. Réalisé avec le soutien de son directeur Sébastien Laggrave, directeur du centre et du festival Africolor.

 

Son retour à la Réunion

En 2012, elle parvient à présenter son travail et celui de son collectif MKO à La Réunion au public dyonisien dans le cadre du Festival Big Up 974. Ce retour aux sources dans le cadre d’un projet artistique lui donne matière à réfléchir. Forte de son expérience à la fois dans les milieux de l’éducation, de l’associatif et des arts urbains, Dey décide de retourner vivre à La Réunion, là où elle a grandi, afin d’exprimer son engagement dans la culture, l’éducation mais aussi et surtout, son intérêt pour la jeunesse et la condition des femmes.

 

Ses contacts

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