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Air 1 Duc

1972, Frédéric « AIR » Gutierrez naît à Clichy, proche banlieue parisienne.

1984, Air a 12 ans lorsque la télévision diffuse pour la première fois l’émission H.I.P.H.O.P. Pour Air, c’est le déclic. Le Hip-Hop, culture émergente venue des États-Unis mêle la musique, la danse et le graffiti.

1986, il passe à l’attaque picturale de son environnement : les rues, les bus, les trains, les voies de chemin de fer, jusqu’au métro parisien. De jour comme de nuit, tout lui semble accessible. Il est fasciné par cette découverte, par les effets de transparence d’encres, de superpositions de peinture sur les différentes surfaces. Il s’inspire des pionniers français, notamment DARCO et SCALE qui officient sur sa ligne Paris Saint-Lazare. Cela devient très vite une addiction, une recherche  permanente de nouveaux médiums. En France ce sont les prémices d’un nouveau courant artistique. C’est aussi une période très violente, faite d’affrontements entre bandes rivales, de courses poursuites avec les représentants de l’ordre. Il le vit et y participe à 200%.

1988, départ pour la «Mecque» du graffiti New York, il éprouve le besoin de comprendre ce qu’il fait. Ce voyage initiatique en provoquera d’autres. Il s’enrichira de rencontres et de partages avec ses « pères »… Londres, Munich, Amsterdam, Montréal, Bruxelles, le hip-hop et le graffiti sont partout. Sa peinture évolue au fil des rencontres et des voyages.

1991, il intègre le groupe DUC (Da Underground Criminalz), un des «crew» les plus influents de l’Ouest parisien, aux côtés de Sino, Shuck2, Sect… Avec son acolyte de toujours, DJ Kefay, ils animent une émission de radio, « Kool et Radikal ». Ils y feront découvrir le graffiti et toute la culture hip-hop à toute une nouvelle génération.

Il parcourt le monde avec le graffiti où il peint aux côtés des plus grands noms de ce courant artistique.

1997, il créé avec Sino, Zantz, Emir et Somi, le magazine « Keep it Real », dont les pages mettent en avant les acteurs du hip-hop francophone.

1998 toujours avec Sino, récemment installé à Montréal, ils deviennent les premiers importateurs Nord-américains de peintures spécialisées pour le graffiti.

Comme il se plait à le dire, le graffiti lui a sauvé la vie. Son intérêt pour le dessin l’amène à un métier, celui de Directeur Artistique et l’éloigne des histoires sordides des cités. Il est d’ailleurs le créateur de nombreux logos et de réalisations en lien avec cette culture.

2000, à Londres, à Montréal et à Paris, il participe au début des expositions de peinture ayant pour thème le graffiti. Le début d’une reconnaissance dans le milieu de l’Art.

Aujourd’hui, il partage son temps entre son métier et la création d’œuvres. Son travail sur toile est le reflet de 30 années de graffiti. Il fait transparaitre les idées maîtresses du graffiti, la lettre, l’énergie que celui-ci peut dégager in situ, le mouvement auquel il est toujours lié, les ambiances qui s’y associent, sa simplicité complexe.

Ses œuvres renferment 30 ans d’histoire, de pratique et une recherche perpétuelle du « vrai » graffiti.

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